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La pépite de Pete Doherty
Pete Doherty a donné deux concerts surprises au Truskel, mardi et mercredi. Si l’Anglais a régalé son public en solo le premier soir, il a abandonné la scène à un ami pendant l’essentiel du second. En plus d’avoir du talent, le rockeur a aussi de très bonnes connaissances, Alan Wass est la véritable révélation de ce concert.
Après avoir traîné une réputation de déserteur de concerts (parfois à son insu, comme lors d’une panne de l’Eurostar), Pete Doherty est en train de se forger
un talent de petit farceur. Deux mois se sont écoulés depuis sa représentation inattendue à La Flèche d’Or, et le leader des Babyshambles nous refait le coup dans une salle encore plus petite, le
Truskel. Ambiance chaude dans ce bar où se sont tassés les fans deux soirs de suite.
La star est arrivée chaque fois avec une bonne heure de retard, mais a réussi à ravir ses fans. On peut reprocher tout et n’importe au chanteur, mais certainement pas son attitude sur scène (aujourd’hui). Proche de son public, Pete Doherty est en transe à chaque chanson, invitant les spectateurs à reprendre les refrains de ses tubes. On notera une différence notable entre chaque set-list depuis sa date à la Flèche, puisque seules What Katie Did et F*** Forever ont été entonnées les trois fois.
Doherty présente le nouveau Dylan
Et en plus de ses concerts, Doherty avait réservé une autre surprise à ses fans ce mercredi. Si la salle était pleine grâce à son nom,
il n’apparaissait qu’en simple « guest » d’Alan Wass, un de ses amis. Et quelle surprise. Mêlant folk, rock, et blues, les mélodies de Wass sont de vrais petits bijoux. Le jeune
londonien alterne entre sa guitare et son harmonica, prenant parfois de sérieux airs de Bob Dylan avec sa tignasse frisée. Ajoutez à cela une voix similaire à celle du jeune Jagger, et des
accords à la Oasis, et vous obtenez un régal de chanteur, très à l’aise lui aussi sur scène. Et même si pour le public présent, il ne faisait office que de première partie (plus longue pourtant
que la seconde), les spectateurs ne se sont pas trompés en tombant sous son charme. Plus tard dans la soirée, alors que Pete Doherty chantait sa « troisième dernière chanson », Wass l’a
rejoint, en entamant des duos guitare / harmonica qui ont terminé le boulot. Si Pete Doherty était la vraie star de ces deux concerts inopinés, la vraie surprise est bien Alan Wass.
Pierre Davis